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On parle déjà de la CS6

Par  Florian Innocente

Les détails sur la prochaine Creative Suite 6 dévoilés la semaine dernière par AppleInsider seraient légitimes selon diverses sources du site. Une série de descriptifs des applications de la suite avait été obtenue, extraite apparemment d’un sondage utilisateurs (lire Les contours de la CS6 se dessinent).

Un iWork.com pour la CS

AppleInsider livre d’autres précisions sur quatre composants encore inédits. Maestro désigne un système en ligne chez Adobe pour l’archivage, l’échange, la synchronisation et la révision de documents entre plusieurs utilisateurs. Cet espace de stockage dans le nuage, donné à 100 Go, sera également accessible depuis une tablette pour travailler sur ces documents avec une application de type Adobe Idea (gratuit). Maestro pourra héberger toutes sortes de documents, audio et vidéo compris, avec une fonction de conversion (en PDF probablement) des fichiers de la CS que l’on souhaite partager.

photohopcom

On se souviendra que le responsable produit de Photoshop, John Nack a été chargé de piloter aussi le développement de logiciels graphiques pour la tablette d’Apple (lire Adobe prépare des applications pour iPad). Dans un autre domaine mais qui procède certainement de la même logique, Autodesk a par exemple sorti un compagnon iOS pour AutoCAD permettant de travailler (dans une certaine mesure) sur des projets depuis son iPhone ou iPad. Il y a fort à parier qu’Adobe adopte la même démarche (lire AutoCAD WS est arrivé sur l’App Store). Un client léger pour intervenir sur les détails d’un document, apporter ou recevoir des commentaires, avant éventuellement de les présenter à une assistance.

Création HTML5

Second composant, Helium, pour la création d’animations, de widgets et de contenus interactifs basés sur le HTML5, les CSS3 et d’autres langages du web ou bibliothèque tels que JQuery pour le JavaScript. Les réalisations pourront être intégrées à des sites web ou des applications. Le moteur WebKit sera utilisé (il l’est déjà dans la CS5) pour la prévisualisation.

Dreamweaver pour les Nuls

Puis vient Muse pour la création et la publication de sites web en HTML et CSS sans écriture de code ni la contrainte de modèles tout prêts, et de manière uniquement graphique. Adobe donnera accès à une collection de polices adaptées à une lecture sur le web, des widgets pourront être glissés dans les pages et personnalisés dans leur aspect avec les outils d’édition. Prévus aussi des modules YouTube, Google Maps, de diaporama ou de vidéo prêts à l’emploi. Toutes choses que l’on voit dans les éditeurs de sites grand public.

Une section blog pourra être mise en place sur ces sites et les clefs confiées à votre client pour son administration et le suivi des statistiques de visites. Adobe va pour cela proposer une plateforme d’hébergement (il s’y est déjà entraîné avec Photoshop.com et Acrobat.com) pour publier son site à des fins de test ou le lancer pour de bon.

Le temps c’est de l’argent

Enfin le document parle de Time Tracker pour comptabiliser le temps passé sur un travail. Quantité de shareware sont spécialisés dans cette activité, mais elle sera ici intégrée à toutes les applications de la suite avec une interface commune. Le décompte du temps pourra être interrompu manuellement et sinon, il fonctionnera automatiquement. Ce plug-in pourra s’interfacer avec d’autres systèmes présents dans l’entreprise pour leur délivrer ces informations.

Il est temps d’abandonner « Photoshop »

C’est presque le débat de fond que nous développons dans la formation « Infographiste Multimédia« . Beaucoup de graphistes traditionnels découvrent les CSS. Mais abandonner « Photoshop » demande un effort considérable. Et pourtant!

Zapper la maquette Photoshop et passer directement à l’intégration HTML/CSS c’est ce que nous nous efforçons de faire comprendre. Jeter un pont entre les graphistes et les développeurs, quel rêve!

Depuis longtemps je me dit qu’un jour je saurai faire une maquette complète d’un design web dans Photoshop. Pourtant, je lance Photoshop à chaque fois, et dès les principes graphique en place, je lance mon éditeur web préféré  pour commencer l’intégration tout de go ! Dans mon fors intérieur, j’ai toujours trouvé que peaufiner une maquette dans les moindres détails dans Photoshop était souvent chronophage : on se focalise sur les détails graphiques (le bidule, un peu plus à droite, c’est possible ?) au lieu de privilégier la bonne distribution des informations dans l’espace.

Si la maquette Photoshop (ou Illustrator) rassure le client sur vos compétence en graphisme, elle ne dit rien sur votre talent de webdesigner, c’est-à-dire d’organisateur d’espace sur le web en vue de favoriser le clic et la navigation !

Voici quelques raisons qui expliquent pourquoi les webdesigner devraient se  passer de Photoshop :

1. On ne peut pas cliquer sur une maquette. C’est probablement la première raison qui fait que nous avons abandonné les maquettes statiques. Elles ne sont pas réelles. Le papier ne l’est pas plus, mais il ne provoque pas les mêmes attentes. La présentation à l’écran d’une maquette réalisée sous Photoshop devrait fonctionner. Mais vous ne pouvez pas faire défiler les menus déroulants, ni saisir du texte dans un champs dessiné. Vous ne pouvez pas non plus cliquer sur un lien. A l’inverse, un prototype HTML/CSS est une vraie expérience.
2. Photoshop fournit trop d’outils qui nous scotchent sur les détails. Lorsqu’on utilise Photoshop, on ne peut pas s’empêcher d’accorder de l’attention aux alignements, aux couleurs, aux formes, etc. Tout ces petits détails qui auront certainement leur importance… mais plus tard. L’essentiel est invisible pour Photoshop !
3. Dans Photoshop, le texte n’est pas le même que sur le web. Quand on regarde une maquette réalisée sous Photoshop, on ne peut pas modifier le texte sans retourner dans le logiciel pour changer le texte, enregistrer le fichier, l’exporter au format gif/png/jpg, etc. On ne peut pas le mettre en ligne et demander à quelqu’un de recharger la page dans cinq secondes comme il est possible de le faire en éditant rapidement un fichier HTML. On doit dire : Donnez-moi quelques minutes… Par ailleurs, les polices de caractères n’ont jamais le même aspect ni la même taille qu’en HTML. Ce n’est pas la même expérience.
4. Photoshop met l’accent sur la production, pas sur la productivité. Photoshop sert à construire quelque chose qui doit « paraitre », pas quelque chose qu’on peut utiliser. Lorsqu’on s’inquiète seulement de l’apparence des choses, on passe trop de temps en « fignolage ». HTML/CSS permet d’être productif en permettant d’aller de l’avant après chaque modification.
5. On refait souvent les mêmes choses dans Photoshop. D’accord, vous avez passé trois jours sur une maquette. Et après ? Maintenant, il faut tout transformer en HTML/CSS. C’est du temps perdu. On peut prendre ce temps pour faire l’intégration HTML/CSS et passer plutôt du temps à l’améliorer, au lieu de tout construire/déconstruire. Si l’on est pas assez rapide en HTML/CSS, on peut passer plus de temps à apprendre à travailler plus vite.
6. Photoshop n’est pas un logiciel très collaboratif. J’ai déjà touché du doigt cet aspect plus haut, mais laissez-moi enfoncer le clou : HTML/CSS vous permet de faire des changements, d’enregistrer et de voir le résultat. C’est le flux de collaboration que nous avons mis en place : laissez-moi changer ça, ça y est, faites F5 ! Ces changements prennent quelques secondes. Attendez, je vais placer cet élément à gauche plutôt qu’à droite. F5 ! Toujours quelques secondes. Pas besoin de sélectionner un outils, de modifier quelques éléments manuellement, d’enregistrer, d’exporter, de télécharger, de donner au client le nouveau nom de fichier, etc. HTML/CSS est idéal pour faire des prototypes itératifs ; ce n’est pas le cas de Photoshop…
7. Phostoshop est lourdingue. Même après des années de pratique intensive de ce logiciel je trouve toujours que l’utilisation d’un crayon et du papier est plus naturelle que de faire des aller-retours dans la barre d’outils. Un crayon peut dessiner n’importe quoi, tandis que dans Photoshop, vous devez utiliser l’outil texte pour saisir du texte, l’outil forme pour dessiner une forme, la barre d’option pour ajuster tout ça, etc.

Rien de tout ce qui précède n’est là pour dénigrer Photoshop, par ailleurs le plus remarquable de logiciels, mais nous avons trouvé que plonger les mains dans le code HTML et CSS apporte une meilleure expérience créative. La voie du code est vraie comme Photoshop ne le sera jamais. C’est ce que tente de faire comprendre la partie web de la formation
J’imagine que beaucoup trouveront cette prise de position un peu extrême et se demanderont ce que l’on peut bien intégrer en HTML/CSS si on a pas fait de maquette avant…

En gros, on peut très bien dessiner une maquette sur le papier en commençant par le zoning global et en donnant des indications graphiques plus ou moins précises en fonction de la nature de la commande. Par exemple, dans la plupart des cas, il n’est pas nécessaire que la maquette soit exacte au pixel près, tant que le résultat final tient compte des détails.

L’avantage ? Selon, les méthodes de travail il sera ainsi possible de lancer Illustrator (ou de prendre son crayon) pour « dessiner » quelque chose sans se préoccuper de la largeur de la page ou de l’espace entre les colonnes. Ces éléments pourront trouver une réponse plus tard.

Je suis convaincu que même pour des projets ayant une charge graphique forte, il est possible de proposer l’univers graphique d’un côté pour s’assurer que la cible est prise en compte, et le prototype fonctionnel de l’autre pour valider les grands principes ergonomique et navigationnels. Sachant que le premier influe sur le second et vice-versa ! Tiens, j’ai bien envie de relire Transcender CSS sous cet angle, pas vous?

Ces propos de Bruno Bichet,  sont largement partagés par Nextformation. Il est infographiste depuis 1993, formateur en création de site web depuis 2001 et intégrateur web depuis 2005. Il anime le blog CSS4 design

Tuto pour un reflet

Tutoriel sur Wisibility.com de Thierry Rougeaux pour apprendre à faire des reflets. Bravo et merci… Allez-voir!

Les Promos Borodine et Ellington

Dans la rubrique 2D une nouvelle page vous présente les travaux réalisés par les promotions Borodine et Ellington, 2 promotions de graphistes qui achèvent la période PAO, prépresse (Photoshop, indesign, illustrator). Catherine Biry, le chef de produits, vous invite à regarder leurs réalisations

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Nextformation! nous n’y étions pas, et pourtant…

Nous n’y étions pas! du moins comme partenaire… Journée des 20 ans de Photoshop, ce n’était plus comme avant. Nous avons connu des temps plus fastes, des moments partagés, pendant les quels plusieurs centres de formations animaient l’espace.  Ce n’est plus le cas aujourd’hui, Adobe s’abandonne au  succès de ses suites logiciels.  Il y avait beaucoup de monde, une vraie réussite!